The New York se penche sur légalisation du cannabis au Canada deux ans après son entrée en vigueur. Un bilan globalement positif mais des promesses non tenues et des ajustements nécessaires.
Parmi les effets positifs, le désengorgement du système judiciaire et la baisse importante des arrestations pour marijuna, et particulièrement pour les minorités du pays.
Cette promesse a été en grande partie tenue, la légalisation mettant essentiellement fin à ce qu’Akwasi Owusu-Bempah , professeur de sociologie à l’Université de Toronto qui étudie la race et la police au Canada, a appelé les arrestations «fortement racisées» pour possession de marijuana.
Pour exemple, avant la légalisation, alors que les Noirs ne représentent que 9% de la population d’une ville comme Toronto, ils représentaient 34% des accusations de possession de marijuna.
La police a perdu un outil qu’elle utilisait autrefois, a déclaré le professeur Owusu-Bempah, pour faire entrer certaines populations marginalisées dans le système de justice pénale.
Autre chiffre, le nombre d’arrestations pour possession de cannabis est passé de 26 402 en 2018 à 46 en 2019, permettant ainsi aux forces de l’ordre de se concentrer sur d’autres priorités.
Pour rappel, posséder plus de 30 grammes de marijuna restent illégales au Canada.
- 2 Years After Legalizing Cannabis, Has Canada Kept Its Promises?
Legal pot has made Canadian justice a little fairer, with “heavily racialized” arrests for possession mostly ending. But vows on amnesty, illicit sales and Indigenous inclusion are works in progress. The New-York Times

